[Voyage] Prévention paludisme

Comme tous les ans, depuis qu’on a arreté de fumer, on voyage ! Cette fois ci, nous allons à Madagascar cet hiver ! Super ! Et pour 3 semaines ! Viens maintenant la question de comment me protéger face au paludisme (ou malaria). On m’a vivement conseillé de prendre des médicaments en pharmacie… Mais étant plutôt pour les produits naturels, j’ai du mal à me faire a cette idée… J’ai eu connaissance qu’un homéopathe de la région de Toulon est devenu aveugle suite à un traitement du paludisme pris lors d’un voyage… pas très rassurant… (risques pour la rétine confirmés dans la bible des huiles essentielles de Danièle Festy, Pharmacien). Et puis j’ai reçu la newsletter d’Alternative Santé, elle tombe à pic puisque l’un de ces sujets est le paludisme…. Ensuite, j’ai trouvé des informations dans la bible des huiles essentielles, puis enfin dans le livre l’Argile qui guérit.

Comprendre le paludisme

Le palu est une maladie infectieuse. Il est véhiculé par les moustiques femelles d’un espèce bien particulière. On risque de l’attraper dans les zones humides, palu veut dire marais ou malaria veut dire mauvais air. On n’attrape pas forcément le palu même si on a été piqué. Mais si le moustique transporte le virus, que se passe t-il ?

* Cas n°1 : le moustique transporte le virus plasmodium vivax, on peut faire une belle fièvre avec quelques tremblements puis ça passe et la maladie peut rester muette. Rien de mortel !
* Cas n°2 : le moustique transporte le plasmodium falciparum, beaucoup plus violent ! Troubles neurologiques, pronostic vital en jeu, si le mal est traité rapidement, c’est bon.

Partez sous les tropiques ! …

Donner ici des conseils, c’est avancer en terrain miné. Les échanges peu aimables que l’on peut lire sur les forums Internet dédiés au sujet montrent à quel point les avis s’opposent. Même chez les adeptes du naturel, on doute car les autorités sanitaires, appuyées par les fabricants de vaccins et de biocides, jouent tellement sur la peur qu’on est vite enclin à les croire. Il existe pourtant des moyens naturels à l’efficacité éprouvée qui permettent d’éliminer la plupart des risques liés à ces voyages.

Les vaccins « recommandés »

Il faudrait, selon le guide du Routard et tous les autres, être inconscient pour partir sous les tropiques sans le moindre vaccin… Et si l’on écoute les conseils « avisés » du médecin de famille - qui s’y connaît en médecine tropicale comme moi en plomberie - on se fera immédiatement piquer contre la fièvre jaune, l’encéphalite (japonaise, à tiques…), la méningite, l’hépatite A, B, la fièvre typhoïde, la rage et bien sûr la grippe. C’est le tarif minimum pour tout voyageur régulier !

Ces conseils sont d’autant plus suivis que chacun pense qu’il sera refoulé à la frontière s’il n’est pas vacciné en bonne et due forme. Mais cela n’est vrai que pour le vaccin contre la fièvre jaune. A ce sujet dans de nombreux pays la vaccination n’est que « vivement recommandée » sans être obligatoire, mais dans les centres de vaccination pour (pigeons) voyageurs, la différence n’est JAMAIS expliquée. Si la vaccination est obligatoire, faites-la, mais si elle ne l’est pas, réfléchissez bien et ne vous laissez pas abuser. Rappelez vous que les laboratoires ne garantissent pas l’immunité, mais seulement l’éventualité de contracter les maladies d’une façon plus bégnine… Vous n’êtes donc pas protégés à 100%.
Pensez bien aux effets secondaires : j’ai vu, en Afrique, beaucoup de touristes, super-vaccinés, malades pendant tout leur séjour et qui commençaient à se rétablir au moment du retour. Il existe d’ailleurs une clause commune dans les contrats d’assurance des voyagistes qui prévoit un rapatriement sanitaire pour complications vaccinales.

Bien qu’il n’existe pas de vaccin contre le paludisme, on ne vous laisse pas davantage le choix pour vous prémunir de cette maladie. La chimioprophylaxie règne en maître avec ses remèdes répondant aux petits noms de Nivaquine, Paludrine, Savarine et en versions plus sévères Malarone ou Lariam… Mais ne vous méprenez pas car (ce qu’on ne vous dit jamais clairement) le traitement préventif habituel n’a pour but que de prévenir les crises mais ne vous empêchera pas de contracter le paludisme.

Le parasite (la méchante famille des Plasmodium) développe de plus en plus de résistance. Par contre, le voyageur, lui, résiste toujours aussi mal à cette chimioprophylaxie qui peut engendrer nombre d’effets indésirables et au mieux un inconfort intestinal là aussi de nature à contrarier ses vacances.
Prenons l’exemple du Lariam, antipaludique de plus en plus prescrit car théoriquement adapté aux zones où la résistance est la plus développée. C’est un poison dangereux qui provoque, tous les ans, des décès.

Les médecins sont les premiers à reconnaître que les médicaments prescrits, comprimés à base de quinine inclus, ont des effets secondaires lourds !

Les moustiques résistent de plus en plus aux insecticides

Nous sommes d’accord : il est indispensable de se protéger des moustiques. Ce sont les agents de transmission les plus dangereux : c’est par eux que passent le paludisme, la dengue, le chikungunya.
Il existe des insecticides et des répulsifs, mais lors de la conférence panafricaine sur le paludisme qui s’est tenue dernièrement à Durban, les chercheurs ont fait un triste constat : la résistance aux pyréthrinoïdes est maintenant généralisée en Afrique. Or ces substances forment la base des insecticides utilisés, dont ceux que l’on pulvérise sur les moustiquaires.

Autant dire que vous ne gagnerez rien à employer les bombes aérosols Pyrel, les diffuseurs électriques Catch ou les spirales à brûler. Et tant mieux : les pyréthrinoïdes peuvent occasionner des réactions allergiques, des désordres cérébraux et de la locomotion en cas d’exposition prolongée et certains d’entre eux sont classés cancérogènes possibles par l’Agence de Protection de l’Environnement (EPA) américaine.

Répulsifs : danger pour l’être humain

Pour pallier à l’inefficacité programmée de ces biocides, les consortiums chimiques ont développé des répulsifs. Les plus efficaces contiennent du DEET (N-N-Diethyl-3-methylbenzamide), considéré comme le « gold standard » des produits anti-moustiques. Une molécule qui s’attaque au système nerveux des insectes… vous pouvez alors le voir agonir en gigotant. Un spectacle faussement rassurant car la molécule atteint aussi votre propre système nerveux !

Une étude publiée en 2009 a montré que le DEET attaquait non seulement le fonctionnement neuronal des insectes mais aussi celui des mammifères en inhibant notamment une enzyme très importante dans les mécanismes cellulaires.

Les fondamentaux de la prévention…

Quelques recommandations générales à garder en tête en voyage : ne jamais boire d’eau locale, ne consommer aucune crudité ou de fruits non épluchés, dormir sous une moustiquaire… bon…

Mais voici quelques remèdes de baroudeur éprouvés qui vous seront sans doute beaucoup plus utiles.

1. Glissez d’abord dans vos bagages une bonne provision d’argile verte (en vente dans toutes le boutiques bio). Ce minéral est l’un des médicaments les plus polyvalents au monde. Il peut résoudre bien des maux comme :
- Les crampes intestinales, très fréquentes en voyage. Plongez 3 à 4 cuillères à soupe de poudre d’argile verte dans un verre d’eau, attendez 5 mn, mélangez et buvez. Si par malheur quelque dérangement persiste, administrez-vous une 2ème dose. Vous n’aurez pas besoin d’une 3ème car vous serez réellement désinfecté. Les particules infra-millimétriques cernent les germes et les saletés, les inactivent puis les évacuent par les voies naturelles.
- Les petites coupures ou abrasions : agissez vite car c’est une porte d’entrée pour les agresseurs potentiels. Utilisez l’argile sous forme de pâte. En recouvrant et protégeant la plaie, cette pâte va également piéger toutes les scories et toxines puis favoriser la repousse des tissus et la cicatrisation.
- Les brûlures et coups de soleil : l’argile est le seul remède au monde (avec certains miels) capable d’atténuer la douleur, de réparer la peau et de lui permettre de se reconstituer telle qu’elle était avant l’accident. Dans ces cas là, il faut faire des cataplasmes d’argile verte.

Nota : vous pouvez aussi utiliser l’eau du robinet pour préparer de l’eau argileuse à boire. Mettre 1 cuillère à café d’argile dans une bouteille et ajouter 10 gouttes d’huile essentielle de citron. Laisser reposer une nuit et boire en laissant l’argile au fond. Vous obtenez une boisson très rafraîchissante et très sûre sur le plan prophylactique.
Pensez pour cela à glisser aussi dans votre trousse un flacon d’HE de citron.

2. Glissez aussi dans vos valises une dizaine de sachets de chlorure de magnésium à usage interne et externe. Ce produit que vous trouverez en pharmacie résout également les infections, qu’elles soient bactériennes ou virales (on peut l’appliquer aussi sur les plaies, l’utiliser comme désinfectant…) et son apport est précieux dans les situations extrêmes, chikungunya, méningites, et autres épidémies que vous pouvez être amenés à côtoyer.
Le sachet de 20 g se dissout dans 1 litre d’eau juste avant l’emploi, et la potion (infâme au goût) doit être consommée en totalité dans la journée. Les conséquences intestinales ne se feront pas attendre et vous serez contraint de rester proche… des sanitaires mais c’est le prix à payer pour bénéficier de l’efficacité du remède en cas de crise ou d’accès fiévreux.
Ce produit fatiguant le système rénal, il est à réserver de préférence aux cas graves, aux infections touchant le système nerveux en particulier, une indication pour laquelle il est vraiment irremplaçable. A ce sujet sachez que c’est un excellent traitement préventif (et d’urgence) si vous séjournez dans une zone ou sévit la polio : je vous renvoie ici au petit livre « Le chlorure de magnésium » de Marie-France Muller (Ed. Jouvence).

3. Faites enfin une petite place au baume du tigre rougepour les démangeaisons de piqûres d’insecte, maux de tête…

Enfin, n’oubliez pas l’essentiel : un remède préventif puissant est un répulsif. Mais cela mérite des explications supplémentaires…

Le pouvoir des Huiles essentielles

On n’a pas trouvé mieux que les huiles essentielles contre la turista, le paludisme, la fièvre jaune, la dengue, le chikungunya et ce que l’on ignore encore… Les propriétés antimicrobiennes de certaines huiles essentielles sont décrites depuis plus de 30 ans. En outre, dernier avantage, et pas le moindre, les huiles essentielles ne détruisent pas la flore intestinale et protègent des attaques bactériennes et virales.

Mais l’intérêt des huiles essentielles est plus large, car au-delà des maladies courantes, identifiées, il existe nombre d’affections louches dues à une prolifération de parasites. Paludisme, dengue et chikungunya ne sont que la partie émergée de l’iceberg et l’on aura vite fait de chopper un agent pathogène sans même sans rendre compte. Cela se traduira au mieux par une fatigue inexpliquée, un manque d’appétit, des boutons, des symptômes qui dureront des mois…. Or aucune autre thérapeutique ne dispose de formule offrant un aussi large spectre d’action que les huiles essentielles.

L’aromathérapie est la meilleure solution en théorie… Mais en pratique, cela ne va pas de soi : mauvaises synergies, chémotypes douteux, qualité médiocre… Pour ne pas me tromper (et vous tromper) j’ai donc mené l’enquête auprès d’aromathérapeutes et de thérapeutes globe-trotters ou avertis.

Tous les spécialistes connaissent les huiles essentielles antibactériennes, antivirales et antiparasitaires les plus puissantes. Voici le quarté gagnant :

L’HE d’écorce de cannelle (ou vraie cannelier).
L’HE d’origan.
L’HE de clou de girofle.
L’HE de basilic tropical.

Outre les 4 composants précités, cette formule contient de l’HE d’ajowan (protecteur bactérien et parasitaire sur la sphère digestive), de l’HE de saro (surnommée chez les Malgaches « l’huile qui fait fuir le mal », c’est un grand immunostimulant), ainsi que de l’HE de gingembre (antiseptique et tonique). On trouve aussi dans cette composition de l’HE de curcuma dont le rôle est de favoriser en soutien du gingembre l’élimination des toxines.

Il n’est pas absurde que ces essences soient particulièrement bien adaptées aux problèmes rencontrés sous les tropiques. Qu’elles viennent d’Inde ou de Madagascar, elles en sont natives…

Un remède « tout en un » créé pour des expatriés

Tropic’Aroma est une formule magistrale qui a été conçue il y a plusieurs années par un grand aromathérapeute, Luc Grossin, pour les nombreux expatriés et diplomates qu’il comptait parmi ses clients. Au vu des résultats observés, il l’a affinée au fil des années. Et le remède a fait ses preuves, même en mode curatif puisque certains de ses patients déjà atteints de paludisme ont vu leurs crises s’espacer tandis que chez d’autres elles ont quasiment disparu.

Ce complexe contient des HE puissantes donc agressives. Mais la présence d’HE digestives et d’huile végétale de périlla rend le remède supportable par l’organisme et évite les problèmes que l’on rencontre avec les médicaments prophylactiques classiques qui vous mettent les intestins en vrac et vont ainsi à l’inverse du bon sens en affaiblissant l’immunité (d’ailleurs si vous faites une crise de paludisme ou un accès de fièvre dans ces pays, en arrivant à l’hôpital on stoppera immédiatement votre traitement allopathique pour traiter vos intestins).

Je ne peux évidemment garantir une efficacité à 100% avec ce produit mais quel médecin aurait l’impudence de garantir à 100% la chimioprophylaxie qu’il vous prescrit ? En revanche, je peux vous assurer que vous avez là un produit universel aussi précieux devant la fièvre jaune, le paludisme, le chikungunya, la dengue que la filariose, les amibes, la turista ou que sais-je encore.

Il suffit de prendre 4 capsules par jour dès l’arrivée dans le pays sans qu’il soit nécessaire d’en prendre avant le départ. Au retour, il est conseillé de continuer le traitement à ce rythme sur 10 à 15 jours. En cas d’accès fiévreux ou de gastro-entérite aiguë, on doublera la dose.

Plus vous sentez, moins vous risquez

Pour bénéficier d’une protection totale, il existe également une formule du remède en version spray. Il s’agit d’un répulsif à base d’HE de citronnelle de Ceylan et d’eucalyptus citronné, de géranium bourbon, de palmarosa, de tea tree, de davana (armoise des marais) et de cabreuva.
Ce spray permet d’imprégner sa moustiquaire, de pulvériser les pièces de vie, les vêtements et de s’enduire les parties du corps exposées. C’est aussi un remède que l’on peut appliquer directement sur une piqûre ou sur des démangeaisons.

Evidemment, vous allez sentir les huiles essentielles pendant toutes vos vacances mais c’est là le seul prix à payer.

Traitement de Danièle Festy contre le paludisme

Demandez à votre pharmacien de préparer :

- huile essentielle d’eucalyptus polybractea cryptonifera (eucalyptus à cryptone) : 2ml
- huile essentielle cymbopogon : 1 ml
- huile essentielle syzygium aromaticum (giroflier) : 1 ml
- Transcutol : Qsp 10 ml

Prévention de la piqure : appliquer 2 gouttes de ce mélange 2 fois par jour sur le thorax, le dos ainsi que les zones exposées aux piqures et pendant toute la durée du séjour.
Traitement de la piqure : procédez exactement de la meme manière, mais multipliez les doses par 3, c’est a dire 6 fois 2 gouttes par jour.
Conseils : pour qu’un répulsif fonctionne, il faut en appliquer partout ! Si on en met sur le nez, ça ne protègera pas la joue !

Mon choix

Après tout ce que j’ai lu comme effets secondaires sur les anti-paludiques pharmaceutiques (attaque le foie et l’estomac, danger de maladie de la rétine, troubles cutanés ou digestifs, attention si l’on est en insuffisance rénale, hospitalisation d’urgence en cas de surdosage…). Après tout cela, mon choix s’orienterait vers la solution la plus facile Tropic Aroma à base d’huiles essentielles, mais vu le prix pour 7 semaines de traitement à deux (environs 135€), nous allons opter pour un super répulsif à moustiques, des tee-shirts manches longues et allons essayer de se faire le moins piquer possible !

Ensuite, je vais bien sur acheter de l’argile verte. Nous prendrons également des huiles essentielles : cannelle et citron (comme nous avions fait en Thaïlande). Je pense que le remède du mal se trouve dans le pays dans lequel on va donc si besoin, nous achèterons sur la place d’autres huiles essentielles telles que : HE de saro, de clou de girofle… Sachant au pire, que s’il nous arrive quelque chose sur place, ils sont habitués à ce genre de désagrément et avent mieux que nous quoi faire ! La-bas, ils utilisent du « paludar » comme antipaludéen au cas ou vous ressentez les symptômes (forte fièvre, maux de tete…).

Sources : newsletter Alternative Santé, la Bible des huiles essentielles de Danièle Festy, L’argile qui guérit de Raymond Dextreit

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