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Thailande – Voyage à Bangkok & Kao Yai

Découvrez le récit de notre merveilleux voyage en Thaïlande avec énormément de photos.
Crédit photo : © Yves Colas

Le voyage en chiffre

– 2 sacs de rando
– 11 jours
– 2 Hébergements : Rajata hotel, Ruenmaingam Resort
– 3000 photos
– 1 massage des pieds
– 1 messe bouddhique
– 1 prière chinoise
– 5 marchés
– 1 éléphant sauvage vu
– 32 soupes thai mangées

L’envie de nous dépayser se fait sentir, ou aller en Décembre ? Pays froids, pays chauds ? Notre choix s’est tourné vers la Thaïlande pour plusieurs raisons :

* Le pays du sourire
* Destination ou il n’y a pas besoin de vaccins, ni de visas pour un court séjour (inférieur à 1 mois)
* En Décembre, il fait environs 35°C voire plus
* Pays, où, une fois sur place, la vie est peu couteuse

Remerciements

Je tiens à remercier :

Tout d’abord, merci à Mathilde et à Nicolas, ils y sont allé 2 fois de suite. Ils nous avaient dit : « Nous ne voyons que vous deux qui seriez capables de nous accompagner dans ce pays et de manger dans la rue façon roots ! Ce pays vous plairait car c’est le pays du sourire. » On se souvient bien de Nicolas, à leur retour, on pouvait lire sur son visage le même sourire que celui du Dalaï Lama

Merci à Olivier du zoo et jardin exotique de Bandol, marié depuis des années à une Thaïlandaise et qui connait très bien la Thaïlande, de nous avoir conseillé vivement le quartier Samsen. Il nous avait dit : « Surtout, ne faites pas comme tous les touristes ! N’allez pas dans les endroits touristiques, la vraie vie de Bangkok n’est pas là ! » Il nous a conseillé hôtels et petits restos de rue. Pour lui c’est à Bangkok que tout se passe dans cette ville merveilleuse !

Merci à Layla, mon amie de cours de Médecine Chinoise, pour ses nombreux conseils avant départ (achat d’une pochette ventrale, scanner nos passeports, etc.) et pour nous avoir prêté son Lovely Planet, bien mieux que le guide du Routard que nous avions acheté ! Elle m’avait dit : « Vous allez vous régaler avec la nourriture : les pad thaï et les nouilles ». Sans elle, je n’aurai peut être pas eu l’idée de gouter cela car nous ne mangions, au début, que des soupes ! Quel régal ces Pad thaï….

Merci à Anouck, mon amie de Médecine Chinoise également, pour ses conseils préventifs homéopathiques. On a pu tout manger sur place sans être malade ! Cette préparation est importante, les vacances peuvent etre gachées si par malchance, vous êtes malade (type gastro, turista) sur place.

Merci à Yves, mon mari, pour ses 3000 photos et ses quelques interventions dans les légendes qui accompagnent les photos. www.studiocolas.com : photographe portrait Aix en provence

Préparatif du voyage

Le Vol en avion

Nous regardons donc les vols Nice/Bangkok, ça n’est pas donné, nous choisissons la compagnie aérienne Emirates qui propose des vols modifiables et annulables. Par comparaison, Opodo proposait les mêmes vols, au même tarif mais non remboursables. Notre vol fait escale à Dubaï en pleine nuit pendant 3 heures à l’aller et 8 heures au retour.

Formalités à accomplir avant départ

* Faire un passeport
* Forfait de téléphone : nous ne l’adapterons pas, Olivier nous a conseillé une fois sur place d’acheter une carte sim que l’on trouve dans les magasins ‘Seven/’Eleven’. Il parait que cela coute quasiment rien et que l’on peut téléphoner à l’étranger. Après retour, nous n’avons jamais réussi à faire fonctionner la carte Sim thailandaise car j’avais oublié que le téléphone était bloqué…, je conseille donc d’adapter son forfait au cas ou.
* Retirer des espèces et faire un peu de change à l’aéroport de Bangkok (si on fait le change en France, il y aura des frais). Le mieux est de faire le change en ville, dans Bangkok même.
* Scanner nos passeports et nous les envoyer par email
* Imprimer l’adresse de l’hotel en thaï pour le taxi

Prévention homéopathique

En prévention pour nos intestins, nous avons pris de l’homéopathie et des probiotiques :
– BIOPROTEUS  : 1 boite de 10 sachets. Prendre 1 sachet / semaine pendant 3 semaines  puis  1 sachet /15j  pendant 1 mois
– CHININUM ARSENICOSUM 4 ou 5CH  : 1 tube, prendre 3 granules le soir pendant le séjour
– PODOPHYLLUM  4 ou 5CH, prendre 3 granules au lever pendant tout le séjour

Composition du sac de rando pour la Thaïlande

Adaptateurs de prises, masque anti-pollution, 2 rouleaux de papier toilette, sacs en soie, couteau, casquette, lingettes bébé, anti moustiques, poche ventrale pour les papiers, trousse de 1er secours, 3 tenues longues, 2 tenues courtes, carnet + stylo, numéros utiles (opposition de la banque, etc.), oreiller gonflable et bandeau pour les yeux (pour l’avion), cadenas, foulard, bouteille d’eau, brosse à dent, dentifrice, maillot de bain, tongs, kway, rasoir, crème solaire, calculatrice (pour négocier les prix), lampe de poche, pull, appareil photos, chaussures Vibram, argent liquide, lunettes de soleil.

Une fois sur place, vous pourrez acheter pleins de choses à très bon prix, donc ne vous surchargez pas. A l’aller, notre sac pesait 7 kg, au retour, il pesait le double…. La plupart des compagnies aériennes autorisent 20 kg en soute.

Organisation

* Nous avons acheté le guide du routard Thaïlande 2012, afin de préparer au mieux notre voyage. Nous resterons 10 jours sur place, courte durée, reprise du travail oblige… avec du recul, achetez plutot le Lovely Planet (bien plus complet)
* Demander conseil aux amis qui sont déjà allé sur place
* Penser à prendre un adaptateur de prise électrique et une petite multiprise (nous en avons eu besoin)
* Achat d’une pochette ventrale pour y mettre nos papiers
* Prendre un bon anti-moustiques si l’on va dans la jungle. Je suis pour les produits naturels plutot que chimiques.

Voici donc l’anti moustiques que je me fait fabriquer. Pour 150 ml de produit, il faut mélanger dans l’ordre : 45 ml (environs 5 cuillères a soupe) d’huile d’arnica + 90 ml ( environs 9 cuillères a soupe) d’huile d’amande douce + 75 gouttes d’huile essentielles d’eucalyptus citronné + 60 gouttes d’huile essentielle de lavandin + 15 gouttes d’huile essentielle de geranium rosat. On met le tout dans un flacon en verre teinte de préférence. Dans mon cas, je pars en sac de randonnée et vais prendre l’avion donc je met dans un flacon plastique tanpis… De retour de voyage, cet anti moustique n’a absolument pas marché ! On s’est fait dévorer dans la jungle ! Acheter sur place en pharmacie du Sklerotene (bien moins cher qu’en France et efficace).

* Réserver l’hôtel. Nous avons réservé au Rajata hotel (voir carte de l’hotel plus bas, hotel conseillé par Olivier qui va souvent en Thaïlande) qui se situe proche du quartier animé Khao San road sans en avoir tous les désagréments (coût d’une nuit : 900 bahts). On nous avait conseillé également les hotels suivants : le Baandinso et le Baan Noppawong.
* Se munir d’un plan de la ville et du pays (dans le lovely planet ou guide du routard), ainsi que pour Bangkok, du plan des transports en commun (métro BTS et MRT, bateau) > voir l’image ci dessous qui regroupe tous les transports (sauf le bus).

 

Le 24 décembre

Ce 24 décembre se passera dans les transports !!

Départ de Nice.
Nous arrivons avec 1h d’avance au parking de l’aéroport. J’avais réservé il y a quelques semaines une place au parking P4 de mémoire. On n’a pas réussi à rentrer dedans, lorsque j’ai réservé, j’ai mis une arrivée à midi, il est 10h50… On appelle de l’aide avec le bouton, il nous dit de revenir à 11h, qu’il y a un battement d’1h en plus ou en moins, c’est bon a savoir !

Ensuite, nous prenons le vol jusqu’à Dubaï. Avec la compagnie Emirates, le décollage et atterrissage se font en douceur, on a une vidéo de la piste vue du cockpit, très rassurant. Large choix de films, couverture fournie. Prévoir un baume pour les lèvres. Les miennes ont été plus que gercées par le froid et la clim…

Le personnel est souriant, aimable, très disponible, c’est agréable.

A Dubaï : Que faire à Dubaï quand on a une escale de 3 heures ou 8 heures ?
L’aéroport est très grand avec énormément de magasins, surtout des parfumeries, tabac, souvenirs et nourriture. Pas grand intérêt car c’est assez cher. Quand on est dans l’allée centrale de tous les magasins, s’échapper sur les cotés et se trouver un siège inclinable si possible pour dormir. L’architecture repartit bien la lumière avec peu d’éclairage. Le volume a été bien étudié. La lumière est économique et reposante, assez calme en dehors de la rue des magasins.

 

Le 25 décembre

Arrivée a Bangkok à 12h30. Il fait 30°C et un beau soleil. De l’avion, on aperçoit un énorme nuage marron/gris de pollution au dessus de la ville… Le masque anti pollution est assez utile la-bas, beaucoup de gens en portent. On passe l’émigration, environs 20 mn d’attente. Malgré le monde, ça avance vite. On récupère nos sacs, on fait un peu de change (200€ pas plus car ça n’est pas le taux le plus intéressant, pour 200€, on a eu environs 7600 bahts) et on va vers les taxis au niveau 1.

On arrive avec l’avion au niveau 2 a l’aéroport, il faut donc descendre. Montrer l’adresse de l’hôtel en thaï ou le dire : dans notre cas, l’hotel Rajata est situé Thanon samsen, soï hok (rue samsen, ruelle 6). Le taxi nous propose un prix a 450 bahts jusqu’à notre hôtel situé au dessus de kao san road. Avec du recul, nous savons que c’était un peu cher (même si cela ne fait que 11€). Nous avons eu des bouchons sur la route, si on avait su, on aurait pris le métro aérien. On l’a vu passer au loin et c’est très rapide (on le prendra au retour, c’est pas mal du tout).

A l’hôtel Rajata, très bon accueil, très propre. Le lit est dur, les thaïs mettent des planches de bois sous les matelas, c’est ferme mais on dort très bien.

On teste notre 1ere soupe thaï dans un petit resto où on a vu beaucoup de thaï y manger, c’est ultra pimenté mais très bon. La vie suit son court dehors. Une femme fait de la couture sur le trottoir, des petits marchands ambulants sont a tous les coins de rue. La ou nous avons été surpris, c’est avec le livreur de bouteilles de gaz. Il a environs 10 grosses bouteilles a l’avant de sa mobylette ! S’il avait un choc avec un véhicule, il explose ! Autre chose étonnante, en se promenant dans la rue, on rentre dans la vie privée des thaï. Leurs maisons sont ouvertes sur la rue, et la rue est le prolongement de leur habitation ou ils entreposent pas mal de choses, on voit tout ce qu’ils font. Au départ, je pensai qu’ils vendaient certaines choses mais je n’arrivai pas a savoir quoi, jusqu’à ce que je me rende compte que certains ne vendent rien ! Ils vivent là et attendent dans la rue. Les odeurs sont assez fortes selon les rues. Ce que l’on a compris est que les asiatiques essaient de combler le moindre espace, même le plus petit, c’est très chargé.

On verra souvent dans la rue, des bancs semblables à celui ci. Nous avons compris plus tard que ce banc servait à éviter le stationnement des voitures.

En Thaïlande, les fils électriques sont assez visibles, ainsi que les transformateurs. Ils sont exposés en plein air dans la rue.

Dans le guide du Routard, ils disent que des femmes nous abordent pour essayer de nous faire prendre une agence de voyage afin de découvrir la capitale. Voici une de ces femmes, elle a été très sympa, parle bien anglais et a essayé effectivement de nous orienter vers une agence, nous avons décliné gentiment.

Tous les jours à la même heure, cette femme dormait sur sa table. Elle a du mérite d’être aussi présente sur son lieu de travail.

Durant cette première demi journée, nous découvrirons uniquement les lieux autour de l’hôtel. Le soir, nous nous promenons sur une immense pelouse ou les familles se retrouvent pour jouer au cerf volant, se reposer, faire des exercices de gym, etc.

Puis nous irons diner dans un resto de rue conseillé par un ami, resto situé thanon samsen soï 2, il fait l’angle de la rue, et est en face du Nouovo City Hotel, très bon resto qui deviendra notre resto fétiche ! On paiera 240 bahts pour 2 (6€) et on s’est régalé !

Voici notre petit resto préféré (restaurant mis en place en beauté)

Voici notre resto préféré (vue de jour), incroyable ! On ne dirait pas un restaurant, mais un type d’entrepôt !!

Le même resto, vue de côté.

Ensuite on se balade, on aperçoit un marchand poussant un chariot avec des fruits frais, on prendra une mangue. Elle n’a pas le même gout qu’en France, elle est dure, verte et peu sucrée, c’est super bon. C’est vendu avec un sucre pimenté (sachet a part heuresement).

La vie intime des gens est facilement vue de la rue. C’est un peuple qui n’a rien à cacher et qui a l’habitude de vivre en communauté.

On arrive à l’hotel. On se couche tôt exténué, a 21h.

 

Les jours suivants, découverte

On se lève a 7h car même si l’hôtel n’est pas en bord de route, on entend l’agitation du quartier. Une belle journée s’annonce. On entend le bruit des oiseaux. On part ensuite a pied, direction Prah Arthit Pier (le quai) pour prendre le bateau sur la rivière Chao Praya. C’est un super moyen de transport pour se déplacer dans Bangkok. On passe dans les ruelles, on traverse les marchés.

Attention aux yeux, ça va faire mal !

Vous avez eu un premier aperçu des rues surchargées d’objets de toutes sortes, c’est tellement crade et puissant de beauté à la fois !

Chez nous, on se ferait arrêter, en Thaïlande, ils sont loin de manquer d’imagination.

Quel courage ! tous les jours à faire les mêmes efforts.

On s’arrête prendre le petit déjeuner (une soupe et des nouilles) sur la route le long de la rivière.

Les thailandais ont l’habitude de faire la vaisselle dans la rue, devant leur habitation, à même le sol.

Ils ont réussi à adapter dans une petite ruelle étroite, toute une installation de cuisine, c’est comme un restaurant de fortune.

C’est quand même dingue ! c’est la devant nos yeux, dans une ruelle étroite et passante.

Encore un transformateur, il y en a partout !

J’adore son short sexy !! et ses tongues aussi ;-)

Une autre façon très pratique de se déplacer est le taxi-scooter. Les passagers ne portent pas de casques, les femmes s’assoient en amazone, la classe !

Avant de lever ses yeux, elle nous voit la prendre en photo, timide comme toute femme.

Un petit ange au vol… Nous sommes sous une bonne étoile :-) :-)

Des nouilles artisanales à volonté !

Avant d’arriver au quai, on longe un bassin ou il y a des dizaines de carpes japonaises…

Si on ne s’était pas arrêté manger, on aurait mis 15 mn a pied depuis notre hôtel pour rejoindre le quai. On trouve assez facilement le quai. Cela ne ressemble pas à un quai en béton comme on en voit en France, c’est une plateforme flottante en métal.

On achète 2 tickets (on peut aussi acheter le ticket à bord du bateau), c’est bien indiqué et écrit a la fois en thaï et en anglais, on paie 30 bahts pour 2 (0,75€) pour aller jusqu’a l’arret Sapan Taksin.

Il faut un foulard pour la pollution, l’essence thaï pue, leurs moteurs aussi, on remarquera tout au long de ce voyage que tous les moteurs puent, et que bien souvent, leurs voitures ne passeraient pas le controle technique qu’on a chez nous. L’avantage du bateau est qu’on est en plein air, et pas de bouchons.

Ce Thaïlandais prie.

C’est ce Thaïlandais qui gère la bonne approche du bateau au quai, il siffle plusieurs fois pour guider le capitaine et finalise son action en attachant les cordes sur le quai afin que l’on puisse y descendre. C’est pour cela qu’il a un super regard, il guette.

On se promène ensuite dans les rues, on mange des soupes de rue, des calamars…

Encore une installation de fortune pour transporter son Maïs.

Une partie de pêche, tranquille.

L’ambiance même de faire simplement sécher du linge devient belle et saisissante.

Une rousse parmi le monde du roux.

On a l’impression que les chiens, là bas, ne sont pas estimés, c’est comme s’ils n’existaient pas….

Vie de chien !!

Pour éviter que les pousses pousses aient les petites roues bloquées dans les caniveaux, ils ont adapté un autre système de fortune.

Les bananes sont tellement moelleuses, les bananiers poussent de partout.

De Sapan Taksin, on prend le métro BTS (aérien) jusqu’à National Stadium, centre commercial MBK pour voir les magasins et les prix. Dans le métro, la clim est à fond !! Prendre un pull fin et un foulard ! Je recherche des vêtements de rando, moins chers qu’en France si possible et de bonne qualité. Finalement, je ne trouverai pas un seul magasin spécialisé… Il y a certes quelques vendeurs qui vendent des sacs de rando mais la qualité n’est pas bonne. Il n’y a rien d’extraordinaire la bas, c’est assez cher et très occidental.

Vue du métro BTS (aérien)

Au centre commercial MBK

Une toute mignonette de petite fille :-)

Il peut y avoir une explication à cette image, la serviette de couleur rose/saumon, c’est pour les filles et la serviette de couleur bleu c’est pour les garçons, c’est pas comme ça que l’on nous a appris ? ;-)

Un Policier Thaï distrait ?

Les fameux taxi-scooter

Il doit être encore l’heure de manger ?

Partout en Thaïlande, nous avons remarqué qu’ils mettent leurs boissons dans des sachets en plastique.

Un petit Chat qui nous a vu.

Le soir, on mange encore une soupe et des nouilles sautées avec un oeuf frit, ces nouilles sont devenues une vrai drogue.

A notre resto que l’on ne vous présente plus. Attention ! il va y avoir un invité surprise.

Ce commis de cuisine, j’adore son look !! Tablier à fleurs roses et gros tatouages type yakuza, la classe !

Le voici maintenant vu de face.

La nourriture est toujours aussi bonne et les ingrédients ultra frais ! Pas comme en France ou la plupart des restos de type brasseries servent des boites de conserves ou des plats surgelés !

Ensuite, on va a Kao San Road, lieu ultra touristique, pour voir comment c’est. C’est une grande rue remplies de bars, magasins, etc. Il n’y a que des occidentaux qui boivent, dansent, etc. Nous ne cherchons pas cela en Thaïlande, on veut être en contact avec les locaux. Kao San road donne a mon gout, une image peu favorable des touristes mais aussi des Thaïlandais qui accordent ce genre de choses, et exagèrent les prix, etc.

 

Les marchés de Bangkok

Troisième jour à Bangkok, la rue s’active et nous prenons notre petit déjeuner bien consistant façon thaïlandais dans un petit resto sympa.

Les exercices matinaux sont aussi pour les plus âgés.

Au resto sympa.

Les 3 images qui vont suivre sont le mouvement de la lumière du soleil qui est projetée par le reflet des vitres des voitures qui sont en mouvement dans la rue.

Un sage qui s’assagit par contemplation quotidienne.

Nous achetons quelques petites babioles à cette dame.

Finition de la carrosserie au plumeau !

Dès que le soleil sort, le linge sèche dans la rue !

Nous devons aller a Pak Chong le lendemain en train. J’ai essayé de réserver sur le site internet mais ça ne marchait pas, nous allons donc voir une agence de voyage en bas de l’hotel pour éviter d’aller jusqu’a la gare, pour qu’ils nous réservent un billet de train en 3eme classe. Nous souhaitons voyager en 3ème classe pour être vraiment au contact de la population locale. La personne de l’agence nous dit qu’il ne peut pas réserver, que l’on doit aller en gare directement, gare Hua Lamphong. Nous prenons un tuk tuk et allons en gare. Nous achetons 2 billets pour 380 bahts aller (9,50€).

Ensuite, on veut s’acheter des pantalons thaïs, le réceptionniste conseille d’aller a Bobae Market. C’est un marché énorme qui est a moitié couvert et a moitie dehors, la mode vestimentaire est très occidentale et très kitch aussi. Je crois que nous sommes les seuls touristes dans ce marché. Les prix sont dérisoires, mais mieux que cela, nous découvrons un univers totalement différent. Ils ne cherchent pas a vendre comme au marché classique, c’est plus une plaque tournante ou ils vendent en gros. Ils sont entassés les uns sur les autres, les femmes portent des kilos et des kilos de marchandises, c’est très physique. Les thaïs se prêtent volontiers a la photo, ils adorent, on communique par le regard et le sourire. Il y a une réelle entraide entre thaïlandais, ils s’achètent des choses les uns aux autres, même s’ils sont concurrents ! On sera totalement dépaysé par ce marché.

Elle vend du poisson, ça sent très fort ! ça saisit !!

Après ce pont, nous arrivons dans le monde du marché aux légumes et aux fruits.

Le sachet en plastique est un grand Art en Asie, voyez vous même la gestuelle, le geste précis type Asiatique.

Le marché est un vrai labyrinthe, difficile de s’en rendre compte en quelques images… Quand on arrive enfin a ressortir dehors, on arrive sur les canaux de la rivière Chao Praya.

Le camion déborde de poubelles ! Jusque sur le toit ! Ils optimisent l’espace…

Ce sont les fameuses wamouilles : prunes séchées sucrées et salées. Le gout n’est pas le même qu’en occident.

En scooter, ils font tout : leurs courses, transportent toute la famille, etc.

Les Thaïlandais ont des photos de leur roi partout ! Chez eux et dans la rue.

Un peu partout dans la ville, il y a des points d’eau ou l’on peut se faire une toilette, des salles de bain de rue !

En revenant vers l’hôtel, on décide de s’arrêter au salon de massage conseillé par notre ami. Le premier sur la droite quand on est au thanon samsen, soï 6. On choisit le massage des pieds. Les femmes massent très bien, ça n’est pas franchement une partie de plaisir, ça fait mal ! Cela dure 1h et cela va bien au delà des pieds, elles nous massent les mollets et jusqu’au dessus du genou. Ensuite les épaules et le cou. Pour 2, nous avons paye 360 bahts (9€). On en ressort totalement revivifié !

En rentrant a l’hôtel, je fais un email a l’hôtel Greenleaf avec lequel nous avons réservés une randonnée dans le parc naturel Kao Yaï, pour leur dire l’heure d’arrivée du train a Pak Chong et qu’ils viennent nous chercher a la gare.

On sort manger une soupe à notre resto habituel que je ne présente plus !

Puis on se promène. On tombe sur un petit concert de jazz dans un bar.

C’est tellement chargé et tellement beau de divers éléments qui alimentent notre regard. On pourrait facilement y passer du temps.

Photo prise au restaurant « White Conner’s » avec ses proprios, je le conseille pour l’accueil et la cuisine, parfaitement humain !

 

En route vers Pak Chong

Départ pour Pak Chong en train en 3eme classe. La gare de Bangkok est accueillante. On attend le train sur le quai n°11, demandez conseil a l’accueil, ils sont très sympa. En 3eme classe, il n’y a pas de climatisation (heureusement puisqu’on commençait a être malade), les fenêtres du train sont ouvertes, ce qui crée de l’air. Si on réserve, même la veille, on a une place assise, mais si on ne réserve pas, on est debout et faire 3 heures debout n’est quand même pas très confortable. Les familles s’assoient à même le sol.

On fait la connaissance d’une française à bord qui fait le tour de l’Asie seule pendant 7 mois (son blog : marieq.uniterre.com). Marie nous apprend que voyager en train est plus long que voyager en bus… Aller savoir pourquoi… Les trains ont en général plusieurs heures de retard. Pak Chong n’étant pas très loin de Bangkok, nous arriverons avec 30 mn de retard quand même. Marie nous dit qu’elle a voyagé en train de nuit quelques semaines auparavant pour aller à Chiang Mai. Elle s’est faite attaquer par les moustiques. La lumière reste allumée dans les wagons, comme le train s’arrête fréquemment, les moustiques en profitent pour rentrer. Il faut donc une moustiquaire et un sac en soie.

Dans le train, il règne une atmosphère très détendue et familiale malgré la foule. Une jeune maman change son bébé devant tout le monde, chose inimaginable en France par exemple, d’autres sont assis par terre sur du papier journal. Des marchands ambulants naviguent à travers les wagons : ils vendent dans des gros seaux remplis de glace toute sorte de boissons, friandises (dont des fils verts et des galettes > sucreries adorées des enfants), mais aussi des viandes et des brochettes. Tout est frais, c’est à se demander comment ils font avec 40°C dehors…

Nous arrivons à Pak Chong. L’organisateur de notre randonnée Greenleaf est venu nous chercher, c’est super car la gare est à 15 mn en voiture de l’hôtel. On arrive donc à l’hôtel Ruenmaingam Resort, nous avons choisi l’hôtel plus confortable avec eau chaude proposé par Greenleaf, très bel hôtel avec des jardins magnifiquement entretenus, il y a différents bungalows en bois très traditionnels. Greenleaf est à 2 minutes à pied (environs 50 mètres), il faut faire attention car c’est une route à 4 voies.

On décide de retourner à Pak Chong centre pour le reste de l’après midi. Greenleaf appelle un taxi pour nous. C’est en fait, un de ces employés qui nous emmènera. Ils proposent un aller et retour pour 300 bahts (7,50€). C’est « cher » mais nous acceptons. Le taxi nous déposera au Seven Eleven et nous dit de revenir ici absolument quand on a fini, qu’il nous attendra. Nous visitons le marché de Pak Chong, impressionant car les gens font surtout le marché en mobylettes, tous les produits sont très frais. Le marché de Pak Chong est très beau, le poisson et la viande sont très frais, les poissons sont encore vivants, comment font-ils sans aucun moyen de conservation ?

Quand nous repartons, le marché nocturne commence sa mise en place. Les marchands déballent leurs chariots bondés de nourritures et objets en tout genre.

Après avoir déambulé dans la ville, exploré le marché, nous revenons au Seven Eleven, nous ne trouvons pas le taxi, nous cherchons pendant 15 mn sans le trouver. Nous nous adressons donc à un petit bus, qui nous oriente vers un autre bus qui nous amènera à l’hôtel. Le prix est totalement différent : 20 bahts par personne (0,50€). On rencontre à bord un thaïlandais qui parle bien anglais, il nous explique que ce bus n’est pas vraiment un bus pour eux, mais que c’est tout comme pour un occidental…

Nous rentrons à l’hôtel, nous réfléchissons sur la suite de notre voyage, après la jungle, que ferons-nous ? On élimine les iles du sud, même si cela est tentant, tous les touristes y seront pour le jour de l’an, et on veut fuir les touristes au maximum ! Aller a Chiang Maï peut être sympa mais c’est loin et le trajet nous prendra 1 journee en train. On pense a Ayuttaya, Marie nous a dit qu’il yba énormément de chiens errants, que le jour ils se tiennent tranquilles, mais que la nuit, c’est un vrai bordel, qu’ils aboient toute la nuit… Nous décidons de retourner à Bangkok, nous avons tellement adoré cette ville, que l’on veut l’explorer plus.

Détail sur les moustiques : malgré mon anti moustique maison à base de citronnelle, on s’est fait dévoré à Pak Chong ! Alors qu’à Bangkok, pas un seul moustique ne nous a attaqués !

Le soir, nous avons mangé au restaurant de l’hôtel. Il y a peu d’ambiance, mais la soupe thai est tres bonne… Les personnes rencontrées le lendemain nous diront que l’ambiance est bien meilleure au Greenleaf.

La chambre est correcte, elle sent un peu le renfermé, il y a des mouches, la douche est un peu cassée mais elle marche, sinon c’est bien.

 

Le parc national Khao Yaï

Départ pour le parc national Kao Yaï (classé au patrimoine mondial de l’UNESCO). Nous avons pantalons longs, chaussures Vibram (à 5 doigts) et kway. Nous sommes un petit groupe de 9 personnes.

Après 20 minutes de 4×4, on n’arrive à l’entrée du parc. Il y a une route bétonnée, on la suit, on fait régulièrement des pauses pour observer les animaux sauvages (gibbons, macaques, toucans, cerfs, biches, lézards). Les guides ont des longues vues et jumelles, très pratique. Nous sommes 6 dans notre groupe, un couple à une paire de jumelle de très bonne qualité, super pour voir les animaux. Je conseille d’en avoir une paire.

D’autres groupes nous rejoignent à cet endroit pour observer des toucans sauvages.

Voici notre guide.

Les guides nous demandent de mettre des guêtres (grandes chaussettes) car en cas de sangsues, cela nous protègera. Pour les mettre, il faut se déchausser et rentrer son pied dans la guêtre puis remettre sa chaussure. Avec nos Vibram, c’est impossible, on nous dit donc de ne pas les mettre mais Yves tient à notre sécurité (on ne sait jamais si des sangsues nous attaquent !), on met donc les guêtres par-dessus nos chaussures.

On s’arrêtera au centre touristique dans le parc, armés de nos guêtres, pas de soucis, on repère les touristes de loin… car les thaïs n’en portent pas ! D’ailleurs les guêtres ne serviront à rien (en tout cas pas en cette saison, peut être qu’en saison de pluie c’est utile, mais là, on n’avait l’air de guignols plus qu’autre chose). Cet arrêt est le seul ou l’on peut aller aux toilettes, prévoir du papier toilette ! Sinon vous devrez essayer de vous essuyer avec les bacs à eau (voir un lien ou j’ai compris le fonctionnement des ces WC, cliquez ici)…

On sort du 4×4 pour aller marcher dans la jungle, quand soudainement, au bout de 5 minutes, le guide nous dis de l’attendre, de ne pas bouger, qu’il revient. Nous attendons, pas forcément rassurés, puis il revient en courant au bout de 5 longues minutes, il court et nous dit : « Fast ! Fast ! » Et il part sans nous attendre vers le 4×4. Tout le monde pris de panique commence à courir, c’est à la fois excitant, drôle et effrayant car on ne sait pas ce qu’il se passe…. Arrivés au 4×4, il nous dit que 2 éléphants sauvages sont le bord de la route à environs 10 minutes de Jeep et qu’il ne faut pas rater cela. Effectivement, une mère et son bébé mangent tranquillement à 30 mètres de nous. Le spectacle est incroyable. La maman apprend à son enfant à être propre, à manger seul. Les gardes forestiers sont là également pour protéger les éléphants, éviter que l’on s’en approche de trop près. L’éléphanteau est un peu caché par sa mère, c’est dommage.

Nous restons une bonne dizaine de minutes à contempler les 2 éléphants, c’est magique de voir cela.

Puis nous repartons en 4×4 vers la jungle, il y a toujours à observer sur une route thaïlandaise, une route pleine de vie.

Les sentiers sont très légèrement humides.

Le guide nous montre un arbre à cannelle. Cet arbre est immense, c’est impressionnant ! L’écorce de cannelle est récoltée quand l’arbre est mort. Sur la photo ci dessous, il y a 2 troncs, celui de droite est vivant (donc on ne lui prend pas son écorce) et celui de gauche est mort.

Nous passerons à travers les lianes, les arbres millénaires, pour finir en haut d’une colline ou se niche un observatoire sur la jungle. Nous mangeons ici, les guides nous ont portés notre repas et ont tout préparé. Le pic nique est très bon et végétarien : riz sucré, riz et légumes, bananes (les bananes thaï sont très moelleuses, succulentes), eau, ice tea.

Il y a des étendues de verdures, le guide nous apprend qu’autrefois des villages étaient ici mais qu’on les a chassés du parc car ils coupaient les arbres afin de protéger cet espace naturel.

Notre guide a ramassé une bouse d’éléphant séchée et l’offrira à l’un des hollandais du groupe en souvenir !

Après une belle ballade d’environs 3 heures, on remonte dans le van, direction la cascade du film la Plage. C’est un lieu touristique mais pas surchargé. On peut aller en haut et en bas de la cascade. La baignade y est interdite.

Sur le chemin, il y a un arbre avec des pièces, un genre de rituel porte bonheur je suppose.

Nous aussi, nous avons notre pièce sur cet arbre.

Elle est une la !

La gardienne de la cascade ! il y a que nous qui puissions la voir ;-) :-)

Yves qui prend une poubelle en photo ! il me dit ensuite que ce n’est pas tellement la poubelle qui l’intéresse sur cette image, c’est l’attention intrigante des yeux rivés des Thaïlandais à son égard.

Si on avait su, on aurait réservé quelques nuits de camping dans le parc. Ca avait l’air assez sympa !

En fin de journée, il faut prévoir un bon coupe vent, il fait vite frais et le 4×4 est ouvert, on a tous froid. Nous apercevons plusieurs campings à l’intérieur du parc, ça avait l’air sympa d’y rester. Il n’y a que des thaïlandais… ils sont tous complets. Comme c’est un long Weekend pour les thaïlandais, ils viennent tous respirer un peu d’air pur.

En ayant discuté avec notre groupe, on se rend compte que l’hôtel ou nous sommes, propose également des chambres sans air conditionné à 500 bahts (nous payons 1000 bahts avec clim). La climatisation est très mauvaise, nous étions tous un peu enrhumé à cause de cela, nous ne l’avons pas mise dans la chambre mais nous ne savions pas qu’ils proposaient sans…. Donc c’est bon de le savoir.

Le soir, avec le groupe nous mangerons tous au Greenleaf et effectivement, il y a une bonne ambiance. Nous décidons tous de repartir le lendemain matin à 8h au centre ville de Pak Chong, certains prendront le bus, d’autre le train. Nous retournons donc sur Bangkok, on pensait y aller en train mais comme le train arrive de loin, que Pak Chong n’est pas le point de départ, on ne sait pas combien d’heures de retard il aura. On nous conseille fortement le bus, qui lui, au moins, part à l’heure. Les bus partent toutes les 30 minutes.

Je vous présente la Big Boss de ces lieux. Je ne sais pas combien de photos Yves à fait d’elle, mais cela à duré une bonne partie de la soirée tellement il était inspiré ;-)

Un petit Temple pour les bonnes ondes de la nuit.

 

Pak Chong à Bangkok en bus

Greenleaf nous amènera le lendemain matin gratuitement soit à la gare, soit à la gare routière.

Nous prenons 2 tickets de bus pour 300 bahts. Heureusement que nous sommes avec un couple qui a déjà pris le bus et qui sait comment cela se passe. A l’arrivée du bus, Anne file dedans pour réserver des places. Nous on ne s’inquiétait pas puisque sur les billets, il y a un numéro de place écrit… En fait, il ne correspond à rien, et elle a bien fait de nous garder des sièges… A bord, il y a un peu de clim donc prévoir un pull et une écharpe et se mettre en pantalon. A bord, il y a une télévision qui diffuse une émission de variété.

Voici à quoi ressemble la gare routière ou l’on achète les tickets, il faut vraiment savoir que c’est ici…

Cette mignonette de fille avec sa grand-mère, elle nous dit bonjour en version Thaïlandaise « Sawat di khaa »

C’est juste graphiquement explicite.

Arrivée à Bangkok, le bus a mis 2h30 pour arriver à Bangkok contre 4h en train. On repasse à l’hôtel Rajata déposer nos affaires puis Direction Chatuchak, le grand marché du week end, à environs 30 mn de l’hotel en taxi. Impossible de trouver un taxi qui acceptera de mettre le compteur, on nous demande 200 bahts (5 euros), on accepte. C’est un marché géant, pour le faire en entier, il faut y aller tôt le matin et les 2 jours. On y trouve de tout : vêtements, animaux, nourriture, bijoux, chaussures, fleurs, etc. Il y a trop de monde et on sent qu’il règne un monde de business. Comparé au Bobaé Market, celui-ci est du n’importe quoi. Cela perd cet échange entre thaïs, l’achat entre commerçants…C’est un peu la foire Fouille, un centre commercial a ciel ouvert, cela ressemble plus à un marché à l’occidental je trouve mais avec des prix quand même attractifs.

Âmes sensibles, ne pas trop aller vers le marché des animaux, ils sont très nombreux et quelque fois mourants.
Ce que nous avons aimé là-bas, ce sont les petites expositions d’artistes installées dans le marché.

On repart du marché, le taxi refusera aussi de mettre le compteur et nous demandera 200 bahts.

Nous sommes de retour au QG notre super quartier où il fait bon vivre, c’est aussi merveilleux, comme chez les Hobbits dans le Seigneur des Anneaux ;-)

Hummmm ! Les délicieuses noix de coco… Prévoir une petite cuillère pour manger l’intérieur qui est tendre !

On trouvera une vendeuse de galettes et de fils comme dans le train, on en achète pour goutter. C’est sucré et bon, cela ressemble à de la barbe à papa dans une galette.

Voici la rue de notre hotel.

C’est beau d’être curieux, cela donne des images d’une grande qualité.

Et maintenant ! une série de 4 photos d’une mignonette qui s’occupe comme une grande :-)

C’est devenu pour nous une coutume, la soupe traditionnelle Thaï.

Le soir, on sort dans Bangkok, le 1er janvier est férié ici, c’est donc un long Week end. Les Thaïlandais ont désertés Bangkok. On respire, on sent beaucoup moins la pollution, c’est agréable. En Thaïlande, la notion de famille est très importante, les personnes âgées non fonctionnaires n’ont pas de retraites, donc elles vivent très souvent avec leurs enfants et travaillent.

 

Jour de l’an à Bangkok

 

Encore une fois, on s’étonne de voir notre quartier bien-aimé avec bien moins de voitures que les jours précédents !

Vu !!! Ces deux p’tits gars, ils croyaient quoi ? ;-) :-) Et la femme restera toujours attirante et belle, reste à nous de la protéger comme tel.

Dès le matin tôt le soleil commence à être très fort. Les Thaïlandais n’hésitent à protéger leur visage et leurs yeux.

Besoin d’une touche de finition ? d’une idée d’ajustement ? d’aller chez ikéa ?

Un peu d’Art conceptuel avec quelques belles plantes ?

Je vous présente l’Artiste de cette installation, à droite de l’image.

(Yves me raconte cette photo) C’est une jeune fille attentionnée et délicate dans son geste. Elle prend son temps pour fermer cette porte soigneusement, sans faire un seul bruit qui pourrait réveiller ceux qui dorment encore. Cette gestuelle délicate est encore pour nous deux une preuve de leurs belle âme habité de Thaï.

Notre vendeur de Bananes préféré.

Un sol Thaï.

Ce sont les plus grands rideaux métalliques que nous n’ayons jamais vu.

On décide d’aller visiter Wat Pro (le bouddha couché). On marche jusqu’au Pra Artit Pier (quai) pour prendre le bateau. En chemin, on s’arrête dans un petit jardin ou un petit groupe chante, leurs voix sont pures et très douces, d’autres se massent, courent, il y a une bonne énergie dans ce lieu. Il y a peu de touristes, c’est super ! Un léger vent nous rafraichit légèrement, c’est tout simplement formidable. La rivière aussi est peu fréquentée, beaucoup moins de bateaux que les autres jours.

Sur le quai nous prenons le bateau.

Sur les 3 images qui suivent, je vous laisse découvrir un visage qui dégage une beauté naturellement belle. Un visage avec de beaux traits asiatiques selon Yves.

On arrive devant le temple Wat Pro. C’est écrit dessus, mais il n’y a pas de bouddha couché… Nous ne comprenons pas pourquoi puisque c’était écrit dessus… J’imagine que nous sommes en fait, au grand palais. Nous sommes déçus, même si le temple est beau, il y a quand même énormément de monde dedans, et l’on ne peut apprécier la spiritualité du lieu avec autant de monde. On peut mettre de l’encens (3 bâtons) et une bougie et faire une prière. Les temples sont magnifiques, il n’y a pas qu’un seul temple mais plusieurs petits, c’est beau et coloré.

Conseil : pour les temples, mettre des tongs, on se déchausse souvent à l’entrée.

Les Thaïlandais sont Romantiques. Il accroche un médaillon qu’il vient de lui offrir.

Yves a porté ses Five Fingers pendant tout le séjour et le résultat a été très bon, beaucoup d’asiatiques ont été agréablement surpris et très intéressés. Il ne serait donc pas étonnant qu’ils se mettent à en vendre sur leurs étalages, dès l’année prochaine.

Un Moine qui fume !

Venez visiter le marché ! Nous y allons…

Après cela une petite faim.

2 heures plus tard, nous repartons vers notre hôtel. Le quai du bateau (Station Tan Tien) est bondé, nous décidons de marcher jusqu’à la station suivante. Nous arrivons à une station. Nous prenons le bateau, mais celui-ci fait uniquement la traversée vers l’autre rive. La traversée coute 3 bahts ! On arrive donc au quartier de l’hôpital de Bangkok. On visite les alentours, on tombe dans une ruelle animée avec pleins de petits marchés. Il y a des terrasses sur l’eau, très pittoresque.

Partout dans la rue, on voit des banderoles Happy New Year, alors que les Thaïlandais sont censés ne pas fêter cette fête. Au Rajata, ils préparent la soirée, offrent des boissons, c’est très convivial !

Nous partons le soir en direction de la grande pelouse Sanamluang. Sur le chemin, on entend une messe bouddhique. On rentre à l’intérieur du temple, des chaises sont installées partout, au dessus de chaque chaise sont installées des petits bouts de ficelles avec des nœuds. Nous avions vu cela également à Wat Pro sans savoir à quoi cela servait… Les thaïlandais nous invitent à nous asseoir avec eux et à prier. On découvre qu’il faut dénouer la ficelle et la mettre sur la tête. On imagine que c’est une façon d’être relié avec le ciel. C’est un grand bol de sérénité intérieure, il règne une atmosphère très zen et respectueuse associée à un grand respect. On en repart ressourcé.

Voici le nom du temple, imprononçable !

A présent, on se dirige vers la grande pelouse, il y a beaucoup de monde dans la ville, le mieux est de marcher plutôt que de prendre le taxi ou le tuk tuk. Nous arrivons à la grande pelouse, il y a une énorme messe célébrée avec des dizaines de moines et des centaines de personnes. Des écrans géants sont installés. Tout le monde prie, excellente énergie et bonnes vibrations. Nous sommes tellement sereins que nous ne penserons pas à prendre de photos du lieu…

A la fin de la messe, on repart à pied vers notre quartier pour manger. On évite Kao San Road, on est tellement serein qu’on ne veut pas croiser la débauche totale et les gens saouls.

Nous finirons la soirée à notre petit resto habituel, nous verrons des enfants jouer.

Nous nous coucherons vers 22h30. On entendra au loin un feu d’artifices. Je penses que les Thaïlandais ont plus fêter la nouvelle année que nous !!!

 

Bangkok, le quartier chinois

 

8eme jour…


On prend un taxi de notre hôtel jusqu’à la gare Hua Lomphong (57 bahts), ensuite, on s’est promené dans Chinatown, le quartier chinois. Il y a peu de monde, il est 9h, peut être que les gens dorment encore… ? On visite un temple thaïlandais, on sonnera des cloches, rituel avant l’entrée dans le temple.

On aperçoit un jeune moine qui récupère les billets donnés en offrandes

On aperçoit au loin un temple chinois, nous décidons d’y aller. Je décide de faire une prière chinoise et regarde donc une femme chinoise. Je copie ses gestes, comme elle voit que je la suis, elle tente de m’expliquer comment on fait. Il y a tout un rituel : on prend 14 bâtons d’encens, on les allume tous en même temps. Au sein du temple, il y a différents petits lieux de prière ou l’on pose les encens : à la 1ère station de prière, on prie avec les bâtons entre les mains et on pose 5 bâtons d’encens dans l’encensoir, à la 2ème station, on prie et on pose 4 bâtons et à la dernière station de prière, on prie et on pose 3 bâtons ensembles et 1 bâton à part.

Très beau moment, nous repartons et décidons de nous enfoncer dans le quartier chinois, certaines rues sont désertes, peu animées. On ressent que les chinois sont moins accueillants que les Thaïlandais, ils ne sourient pas du tout. On tombe par hasard, au milieu de nulle part dans une ruelle sombre sur une cuisine ouverte, ou un homme fait cuire des fritures ! C’est incroyable,c’est en rélaité un petit restaurant au milieu de la ruelle !

On continue notre balade et arrivons à la station de métro. On part en métro vers le parc Lumphini. Le métro MRT (souterrain) est très propre et très peu de monde, c’est génial. Peut être est ce à cause du 1er janvier…

Le parc Lumphini est très joli, très bien entretenu, il y a un lac avec des pédalos à louer. Les familles pic niquent dans l’herbe. Nous prendrons le temps de flâner, de nous détendre.

Yves me dira en voyant cette photo : Avec ce foulard, on dirait Satan petit coeur dans Dragon Ball Z !! (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est un gentil dans le manga) :-)

Nous allons ensuite vers Sukhumvit, il n’y a rien d’intéressant à y voir. Ce sont des centres commerciaux, marques de luxe, les magasins sont les mêmes qu’en France avec des prix peu intéressants. Pour le shopping, on a préféré le Bobé Market ou Chatuchak ou l’on a pu acheter des pantalons thaïs, des tissus, mais globalement, on ne vient pas en Thaïlande pour s’acheter des fringues !!

En fin de journée, on rentre à l’hôtel, on sent que le long week end des Thaïlandais est fini, on ressent de nouveau la pollution. Personnellement, j’ai trouvé que visiter Bangkok à la période du nouvel est vraiment pas mal, moins de monde, moins de touristes, moins de pollution.

A cause de la clim du métro, j’ai chopé une bonne crève, on a rencontré énormément de touristes un peu malades, donc prévoir un gilet et un foulard !

Incroyable ! Je croise une personne qui ressemble à mon beau-frère Pascal et je peux dire que ça le change de son boulot de fonctionnaire en France ! Pépère tranquille mimile…

 

Bangkok, marché aux fleurs

Le matin, nous décidons de faire le marché de gros Pahurat. On se lève tot et on prend le métro (arrêt de métro : Klong Toei). On arrive à 7h30 au marché. Les odeurs sont saisissantes, parfois violentes ! Il faut éviter d’y aller en tongs car le sol est plein de déchets de poissons, etc. Ici, les thaïs préparent des découpes de viandes, de poissons, que les restaurateurs viennent acheter.

Une thaïlandaise me fait couper un oignon.

Les Thaï ne se privent pas, un grand écran de télévision sur l’étalage.

On a également vu la fabrication spectaculaire des fameuses petites galettes fines vendues avec les fils sucrés de couleur verts ! C’est impressionnant, les crêpes ne sont pas faits à la louche, mais à la main. La femme trempe sa main dans la pâte, en ressort une grosse boule, et la pose sur la plaque. La pâte lui colle à la main, elle pose la pâte, et la retire aussitôt ne laissant qu’une mince couche sur la plaque. 2 secondes après, elle retire la galette avec une raclette, incroyable !

Le marché semble interminable, nous n’en ferons qu’une toute petite partie.

Nous décidons ensuite d’aller au parc Lumphini. Des chinois âgés y pratiquent le Taï chi. On arrive un peu tard vers 9h, ils ont presque tous finis leurs exercices. Beaucoup de personnes courent, font du sport, il y a même une salle de muscu en plein air, ainsi que des appareils de gym chinoise en libre service. Il y a une bonne énergie. On passera une bonne partie de la journée ici, Yves fera de la course à pied, nous ferons une sieste…

Pour notre dernière soirée, on va au marché aux fleurs Pak Khlong. Il faut prendre le bateau jusqu’à Saphan Phut, mais le bateau ne fonctionne pas le soir, nous prendrons donc le tuk tuk. Il y a milles senteurs de fleurs, partout, les fleurs sont travaillées, on les coupe, les tressent pour en faire des offrandes, on les emballe. C’est très animé.

Les femmes brodent les fleurs minutieusement, elles sont destinées aux offrandes.

En déambulant dans les rues, on tombe par hasard sur un théatre de rue chinois, magnifique avec leurs costumes et leurs maquillages. On s’étonne de voir cela alors que quelques rues plus loin, il n’y a que des fleurs !  Un chinois nous dit d’aller un peu plus loin dans le quartier pour voir une fête chinoise. Effectivement il y a des danseuses chinoises ou thaïlandaises, tout le monde danse, rie, chante ! Il faut oser sortir des rues fréquentées et s’enfoncer dans les quartiers. Au début, on se demande ou on va, c’est sombre, exigu, mais à notre grande surprise, on a toujours découvert des lieux fantastiques !!

On décide ensuite de repartir dans notre quartier et manger une dernière fois dans notre resto favori ! Il y a plus de touristes que les autres soirs, beaucoup de français et d’allemands. Et ensuite au dodo !

 

Bangkok, dernier jour

 

Dernier jour à Bangkok, notre avion part ce soir à 20h. Avec du recul, si c’était à refaire, je prendrai un avion qui part tôt le matin. On pensait profiter pleinement de cette journée mais avec les baguages, ça n’est pas pratique de bouger. Pourtant, nous sommes en sacs de rando, mais ils sont tellement lourds (7kg à l’aller contre 14kg au retour). On est pourtant habitués à porter ces poids là mais avec cette chaleur étouffante, c’est dur… !

L’hotel nous propose de laisser nos baguages et de les récupérer plus tard, mais comme on a envie de bouger et qu’on ne sait pas trop ou l’on sera, on les garde avec nous.

On prendra le petit déjeuner dans le quartier au White Conner’s. Ensuite, comme nous sommes chargés, nous décidons d’aller au parc Lumphini nous poser et profiter du bon temps.

Yves est inspiré par les plantes qui vivent avec nous.

Nous sommes sous un énorme arbre, allongés sur la pelouse, c’est formidable ! Il est drôle de voir qu’ici le sport n’est pas si rigide que nous. Nous regardons un homme qui court. Il court d’une façon étrange (pour nous occidentaux), il bouge autrement, les bras le long du corps et étant face au soleil, comme s’il captait le soleil en sautillant, on pourrait le prendre pour un fou mais ici, tout le monde le salue comme s’il était un grand maitre !

Durant cette matinée, nous avons pris soin de nous, de nos pieds (qui ont bien soufferts à force de marcher 10 heures par jour), nous les massons, on s’est coupé les ongles, etc. Bref un peu de détente !

Nous décidons ensuite de marcher jusqu’à la station de métro Phaï Taya afin de prendre le city line train pour aller à l’aéroport. Sur le plan, ça avait l’air proche, mais en réalité, on a marché presque 1h30 sous la chaleur. On s’arrêtera en chemin manger un morceau. On avait pensé bien calculer l’argent qu’il nous restait, mais on s’aperçoit que l’on a plus assez d’argent pour prendre le train…. Le train coute 90 bahts pour 2, il ne nous reste que 60 bahts. Heureusement qu’on a un billet de 10€ sur nous pour faire un peu de change à la station de train… Toujours avoir quelques billets sur soi (pas des pièces mais des billets). Prévoir aussi quelques lingettes bébé pour se rafraichir et une tenue chaude pour le retour en France !

On laisse Bangkok derrière nous en gardant en mémoire ces visages formidables, des sourires si spontanés, cette gentillesse, etc. Ce voyage nous a ouvert l’esprit et déconnecté de la France totalement. Nous voyons la vie différemment, il faut dorénavant se suffire de ce que l’on possède et surtout ne pas râler pour un rien. En France, nous sommes les champions du monde du ralage !!  En Thaïlande, même si l’on ne possède rien, tout va bien et le sourire est présent. Nos papilles garderont à jamais en mémoire le gout fantastique des soupes Thaïs et des fameux Pad Thaï (nouilles) avec l’envie d’y revenir souvent pour en déguster de nouvelles !

Bon à savoir : à l’aéroport de Dubaï, nous avons une longue escale de 8h. La compagnie Emirates offre à tous les passagers un repas. Il suffit d’aller au comptoir Emirates et de demander le « Meal Voucher », ils vous enverront au comptoir Emirates qui délivre les coupons repas. Nous avons voulu en profiter, mais après avoir fait la queue dans la mauvaise file pendant 20mn, on a abandonné l’idée de manger gratuitement. Pour info, quand vous êtes au bon comptoir, prendre la file la plus à gauche !

Ensuite, sauf si vous voulez faire les magasins Duty Free (pas bon marché du tout), le mieux est de se trouver une chaise longue pour passer la nuit. En général, elles sont toutes prises donc attendre devant qu’une se libère. Prévoir une couverture polaire car nous avons vraiment eu froid, ainsi qu’un bandeau pour les yeux. En arrivant de Bangkok, on est souvent en tongs, short, tee shirt : prévoir une tenue beaucoup plus chaude pour la nuit. Au pire, embarquez discrètement la couverture Emirates fournie durant le vol précédent que vous redonnerez dans le vol suivant (s’il est opéré par Emirates bien sur).

En avion, j’ai eu des soucis de décompression au niveau des oreilles avec les oreilles complètement bouchées, faisant assez mal. On peut essayer de bailler, se moucher (assez efficace), boire de l’eau. Sinon, c’est une fois au sol qu’elles se déboucheront petit à petit…

Une petite morale que nous avons découvert dans ce voyage et qui continuera de nous habiter

Nous avons appris au cours de ce voyage qu’il fallait vivre intensément dans la culture du pays, ne surtout pas avoir peur de se mélanger à eux, d’aller manger uniquement dans la rue, d’avoir une relation proche du naturel et de l’authenticité.

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