ACTUS, DOSSIERS

La cuisson selon les saisons

Cuire, c’est apporter de l’énergie

Selon la pensée chinoise, la cuisson permet d’économiser notre feu intérieur destiné a maintenir notre corps au chaud. Bien maitrisé et non excessive, elle constitue une indispensable pré-digestion, facilitant le travail de notre système digestif.

Les chinois disent que l’homme se différencie de l’animal par l’esprit et parce qu’il fait cuire ses aliments. Voici dans cet article, quelques modes de cuisson à adapter selon les saisons.

Le premier combustible utilise par l’homme pour cuire fut naturellement le bois. La quantité et le type de nourriture détermine la qualité du feu interne.

La cuisson épargne à l’organisme une dépense d’énergie parfois épuisante. La digestion est meilleure et d’avantages de nutriments passent dans le flux sanguin. Bien maitrisée et non excessive, elle constitue une indispensable pré-digestion, facilitant le travail de notre système digestif.

La cuisson des 5 saisons

Dans la tradition chinoise, une année comporte 5 saisons (printemps, été, inter-saison, automne et hiver).

La rotation de la terre autour du soleil rythme les saisons et il est primordial de choisir des aliments poussant sous la même latitude et de saison, garantissant ainsi l’harmonie entre l’être humain et son climat.

Au printemps, la phase active de réveil et de renouveau est ascendante après la léthargie de l’hiver. La cuisson sera légère à la vapeur, rapide et peu salée.

En été, l’expansion de l’énergie est a son maximum. D’une façon générale, il fait chaud, les jours sont longs, la cuisson sera rapide, a feu vif, légumes croquants. Manger tiède ou froids des légumes qui ont subi une cuisson rapide. On remarque aujourd’hui un attrait important pour une alimentation crue. Qui dit cru dit fraicheur, légèreté, simplicité, naturel. Nous ressentons aujourd’hui un vrai besoin de produits originels, non transformés, à l’état naturel. Chaque personne est différente, certains favoriseront le cru, d’autre le cuit ou vitalisé en été, faites selon votre ressenti. Le brulé, le grillé (barbecue) ne sont pas recommandés.

En intersaison, les végétaux commencent a jaunir et le temps se rafraichit. La cuisson sera plus douce et lente à l’étouffée.

En automne, la nature commence a se contracter (avec parfois apparition des premières gelées), le mouvement de l’énergie vers la profondeur se poursuit. La cuisson est légèrement plus longue et plus salée. Il est important de réchauffer le corps et de le protéger du froid extérieur.

En hiver, tout se fige, le froid s’est installé, la végétation se met au repos, les nuits sont plus longues, l’énergie est retournée dans les racines. Cuisson plus longue (cocotte en fonte), plus grasses (bon gras), les soupes sont favorisées.

Les cuissons légères, douces ou rapides sont à privilégier, les chinois aiment les légumes croquants, mi cuit-mi cru. Il y a aussi les légumes lacto-fermentés (ni cuit, ni crus).

Il est bien d’être à l’écoute de ses besoins, on sait quand on a besoin de chaleur ou d’aliments plus frais.

Une nourriture adéquate procure une belle flamme intérieure, qui chauffe, qui est réjouissante et énergétique. Trop de nourriture crue (surtout en hiver) refroidit notre flamme intérieure.

 

Credit photo : une vie exceptionnelle

Previous Post Next Post

No Comments

Leave a Reply