Actus, Madagascar

Madagascar en 2014

Chers amis voyageurs ! 

3 semaines à Madagascar à la Chinoise ! Voici le récit très bref de nos aventures dans la famille d’Yves. Je pense qu’il est dur de raconter Madagascar, il faut le vivre ! Nous sommes partis du 15 décembre au 5 janvier, nous avons fêté noël et le nouvel an la-bas. Bien que nous n’attachons pas grande importance à ces 2 fêtes en France, on apprécie de découvrir comment elles sont vécues dans d’autres pays.

J’espère que ce carnet de voyage vous donnera envie d’aller à Mada, vous aidera à trouver des infos utiles, ou tout simplement vous aura détendu quelques minutes en rêvant de beaux paysages tout en restant assis devant votre ordinateur.

Madagascar en chiffre

– 1200 kms parcourus en voiture
– 2 plaquettes de freins
– 2 vols intérieurs
– 60 kg de bagages
– 3 semaines
– 7 Hébergements : chez la soeur de Lucas a Tana, hotel Paradiser à Antsohihy, chez Nadia et Lucas a Diego, Hotel Royal Sakalava, Grand hotel de Diego, chez Mamabé à Sambava, chez Myrlène à Tana
– 2 gastros : la premiere avec un poulet coco mangé au resto Chez Tonton, la 2e avec une langouste pas fraiche
– 5 lémuriens caressés
– 1 balade en pirogue
– 2 bombes anti-moustiques
– 7 bouteilles de rhum, 2 kilos de vanille et 2 kilos de poivre dans les bagages du vol retour

 

Arrivée dans la capitale Antananarivo (appelé communément Tana)

Il est 5h du matin à Tana quand l’avion se pose. Nous avions pris la compagnie air Madagascar. J’avais peur de l’avion depuis un trajet difficile il y a plusieurs années entre Toulon et Paris. J’avais vraiment le mal de l’air, mais Air Madagascar m’a définitivement réconcilié avec l’avion ! C’est incroyable mais maintenant, j’aime quand l’avion tremble, quand tout n’est pas lisse… Je détaillerai plus tard pourquoi ! Bref, Air Mad = de très bons pilotes.

Je pose les pieds au sol de Madagascar, j’apprécie à chaque nouveau voyage l’odeur locale, la première bouffée d’air frais que je respire quand je passe la porte de l’avion. Cela donne la teinte du pays. Nous faisons les formalités de visa. Le visa est gratuit si l’on reste 1 mois, mais si l’on reste plus (ce qui devait être le cas de mon compagnon) alors il faut un visa (environ 45€). Après 1h d’attente entre le visa, les formalités de contrôle et la récupération des baguages, nous sortons de l’aéroport à 6h30 ! C’est là qu’on se rend compte que l’aéroport de Tana (la capitale) est tout petit. En France, il serait de la taille d’un aéroport d’une petit ville.

Des dizaines de personnes viennent vers nous et ne nous lâchent pas. Ils nous proposent le taxi et de nous porter nos valises. Nous avons le chariot de l’aéroport et nous attendons la famille d’Yves durant 10 mn. En attendant, nous discutons avec 2 d’entre eux. Ils sont très gentils, c’est mon premier contact avec des malgaches ! Je me rendrais compte plus tard, que dans les aéroports, ils ont des employés pour charger et décharger les valises des voitures, et qu’ils demandent un petit pourboires en complément.

Ma première impression est que je suis vraiment bien blanche comparé aux malgaches ! Il va falloir bronzer ! :-)

La sœur d’Yves arrive et nous partons chez la tante d’Yves pour le petit déjeuner, elle habite à 10 mn de l’aéroport. A Madagascar, il y a des malgaches à 90%, des chinois à 5% et des étrangers à 5% (ce sont mes statistiques personnelles). La famille d’Yves est chinoise, ils vivent à Mada depuis plusieurs générations.

Nous reprenons ensuite la voiture jusqu’au centre ville. C’est en travaux et nous mettrons 3 heures pour faire un trajet d’environs 30 mn en général. C’est assez intéressant car nous pouvons avoir un premier aperçu de la vie malgache. La terre est rouge, la route est bordée de rizières ou travaillent femmes et enfants. Les zébus ont leur place dans ce paysage, ils sont sur la route au même titre que les voitures. Les malgaches sont très courageux, ils tirent encore les charrettes avec la force de leur corps. J’ai l’impression d’avoir fait un retour en arrière d’une cinquantaine d’années…

La famille d’Yves a un certain niveau social, je me rend compte que m’adapter à la vie malgache va être assez difficile du fait de cette différence sociale… Nous roulons dans un 4×4 flambant neuf de couleur orange ! Je sens que tout le monde nous regarde, en réalité, je ne sais pas s’ils regardent le 4×4 ou bien la waza (prononcé vaza) que je suis ;-) Mais peu importe, je souris, me contente d’admirer les choses simples de la vie qui se déroulent sous mes yeux.

L’après midi, Nadia, la sœur d’Yves et son mari Lucas nous emmènent à Mantasoa Lodge afin de retrouver leurs amis et profiter du lac. C’est un complexe hôtelier de luxe. En 4×4, nous mettons 1h30 depuis Tana, mais si on est en taxi brousse, il faut compter 3 bonnes heures.

Visite de Tana

Le lendemain, nous avons fait nos touristes !! Nadia nous a réservé un chauffeur qu’elle connait bien pour aller se promener en ville. Notre chauffeur s’appelle Manda. Nous partons à bord de la Renault 5 de Manda ! J’adore, car là, on va vraiment pouvoir se fondre à la population locale. Nous sommes à quelques jours de noel, et tous les marchands du pays sont à Tana pour s’approvisionner, il y a donc énormément de monde ! Et ma première impression est que je suis presque la seule blanche ! Yves, ça ne compte pas, il est chinois ;-) Ca fait tout drole et c’est une sensation assez nouvelle que je découvre… Je m’adapte.

Nous partons dans les hauteurs de Tana, direction l’ancien palais de la Reine. Il surplombe toute la ville, c’est très joli. Le palais est en pleine rénovation, on ne peut le visiter, en revanche, on visitera les jardins. L’entrée du parc est payante pour les touristes (20000 ariary pour 2 = environs 7€). Un guide vient vers nous et nous propose la visite guidée, nous acceptons (de toute façon, on n’a pas le choix), et nous ne regrettons pas car il est très instruit. La visite d’environs 30 mn en temps normal durera plus de 1h30 ! Bien qu’il soit malgache, notre guide nous parlera de philosophie chinoise, d’énergies, de spiritualité et il finira par nous faire visiter tout le palais en rénovation interdit au public ! Nous sommes allé dans toutes les pièces, du rez de chaussée à la suite nuptiale du roi et de la reine dans les combles du palais !

Notre guide nous fait également visiter un palais reconstitué. On sent énormément l’influence de la culture chinoise, les rituels nous sont expliqués, cela me rappelle le Feng shui. Par exemple, pour rentrer dans ce petit palais, on pose le pied droit sur le caillou et c’est le pied gauche qui touche le sol en premier. Le roi dormait au nord est, car c’est à l’est que les bons esprits arrivent. Quand le roi et la reine recevaient des invités, le roi montait en haut d’une échelle placée dans la pièce principale, il observait les invités et jugeait s’ils étaient bons ou pas. Pour ressortir du palais, il faut marcher à reculons.

Le premier jour sera marqué par cette visite du palais, puis d’un déjeuner dans un resto chinois, d’une visite au magasin Orange pour acheter un téléphone portable prépayé (39000 Ar soit environs 35€), les enfants des rues  qui mendient, et enfin l’apéro chez une autre tante d’Yves. Très vite, je me rends compte que la famille chinoise d’Yves est immense, plus d’une centaine de personnes ! Incroyable ! Pour les enfants des rues et les enfants en général, la solution que l’on trouvera plus tard est de leur donner des bonbons. Au début, je pensais que donner des bonbons n’était pas une bonne chose, mais à y réfléchir, c’est le mieux car on ne peux pas leur donner de l’argent, même si c’est ce qu’ils réclament. Avec les bonbons, meme si 15 enfants viennent vers vous, vous en aurez toujours assez et pour tout le monde.

Une chose très importante est de connaitre la monnaie. Selon les villes ou villages, certains parlent en francs malgaches, d’autres en ariary (la monnaie officielle). A Diego, ils parlaient pourtant tous encore en francs malgaches, soit 5 fois plus cher puis que 1 ariary = 1 franc malgache.

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Tana, la capitale vue du palais de la reine

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Notre guide

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On sent l’influence chinoise

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J+2 = Départ de Tana à Diego Suarez en voiture

Faire ce parcours en voiture est une chance ! Nous en avons pour environs 14h de voiture si tout va bien (en 4×4) avec un sacré pilote au volant… Les paysages se suivent et ne se ressemblent pas.

Nous nous arrêterons souvent sur la route pour manger, faire des pauses. On se rend compte, de notre oeil d’étrangers, que le pays est très riche (il y a de l’or, des pierres précieuses dans la terre), mais ces richesses sont mal distribuées. De plus, le cout de la vie est paradoxalement assez cher pour certaines choses alors que le salaire mensuel moyen est à 30/40€.

Attention si vous vous arrêtez pour des pauses pipi. Essayez de ne pas aller trop dans les herbes, il y a des serpents. J’ai failli être mordu par un gros serpent jaune. Apparemment, ils sont souvent inoffensifs mais ça fait tout drole….

Nous sommes obligés de nous arrêter dormir sur la route. Normalement, en 14h, l’aller-retour est réalisable ne 4×4 mais nous n’avons plus de plaquettes de freins.

Nous passerons donc la nuit à l’hotel Paradiser à Antsohihy. Hôtel confortable mais infesté de moustiques ! Nous avons pris cet hôtel car ils ont un parking sécurisé et la voiture est pleine… 45000Ar la nuit.

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La terre et l’eau sont rouges

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La dame avait honte qu’on regarde chez elle, elle s’est mise à balayer le sol car c’était sale. C’etait drole !

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Les enfants intrigués

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J+3 = Vers Diego

Nous tentons de faire réparer les freins, mais le petit garage ne possède pas les plaquettes de freins pour notre véhicule. Des employés de notre belle soeur ont fait la route de nuit pour apporter des plaquettes neuves. Le garagiste vient à l’hôtel et l’opération s’effectue sur le parking en 20 mn !

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Nous repartons donc vers Diego, nous avons encore 5h de route. Nous traversons le petit village de Ambandja, très mignon, il y a beaucoup de vélos et taxis-vélos. Nous acheterons des cacaos. On ouvre le fruit, on suce chaque petit noyau blanc acidulé, on ne croque pas la fève car c’est très amer. Cela n’a absolument pas le gout de cacao, c’est plus un bonbon acidulé. Les fèves de cacaos sont obtenues à parti de ces noyaux séchés au soleil.

Sur la route, nous nous arrêterons au petit resto « Chez Tonton »… Il sera fatal pour moi, pas aussitot mais le lendemain… Nous arrivons à Diego vers 16h et dormons chez notre belle-soeur.

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Noix de cajou achetées sur la route

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Le fruit du cacao

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6 jours à Diego Suarez et à la baie de Sakalava

Nous allons passé 3/4 jours à l’hotel Royal Sakalava tenu par la famille de Lucas et Nadia. L’hotel est a environs 20 mn en voiture de Diego, c’est à ce moment là que je commence à me sentir vraiment mal, à cause de ce foutu poulet-coco ! Crampes abdominales très violentes, nausées et migraine horrible m’ont cloué au lit durant presque 24h ! J’ai eu la turista (gastro), j’ai bu énormément de coca, moi qui n’en boit jamais, j’avoue qu’il n’ya que ça qui m’est apaisé… et j’ai pris de l’argile blanche à boire.

Je n’ai pas réellement savouré l’arrivée à la baie de Sakalava, je suis allé direct me coucher… Cependant le lieu est paradisiaque ! Des arbres flamboyants en fleur dominent la plage de sable fin, l’eau est transparente et le lieu désert ! Personne, pas un touriste mais quelques lémuriens pour nous accueillir ! On aperçoit quelques pêcheurs et leurs familles. C’est la saison creuse pour l’hôtel, qui, de mai à octobre affiche complet ! La baie de Sakalava est le 3eme plus beau spot de kite surf au monde ! En haute saison le vent y est garanti à 100%, mais heureusement pour nous, en basse saison, il n’y a pas de vent. L’hotel est écologique (tourisme éco responsable) et fonctionne avec les panneaux solaires, pas d’eau chaude…

J+5 : La migraine est partie, je suis quand même très faible. Je tente de manger mais rien ne passe vraiment à part le pain et le coca. Je découvre enfin le paysage magnifique qui m’entoure ! Quelle beauté de la nature ! Le soir, je me sens mieux, nous partons diner au grand hotel de Diego. Je prends volontier du rhum pour essayer de tuer les bactéries du poulet coco ! Le lieu est sympa, il y a une grande piscine extérieure qui donne sur le bar du restaurent. On peut boire un cocktail dans l’eau !

J+6 : Je retrouve toute mon énergie ! Finalement le repos, l’homéopathie, l’argile, le rhum et le coca ont fait du bon boulot ! Le temps est couvert. Nous décidons d’aller à pied sur l’ile en face à marée basse. C’est superbe, il n’y a pas de mots pour décrire ce que l’on ressent. C’est grandiose, et tellement calme ! Sur le sable, il y a quelques coraux blancs.

J+7 : Nous décidons d’aller sur la plage, à 100 mètres de l’hotel, il y a un petit village de pêcheurs pour cohabitent une trentaines de familles je pense. Yves les prends en photos, ils adorent, ils se prêtent au jeu. Yves a apporté une mini imprimante couleur, on peut, aisni, leur offrir 15 mn après, une photo souvenir. Certains dorment dans des cahutes en bois, d’autres dans des tentes. Les femmes de pêcheurs proposent des massages, les pêcheurs viennent vendre leur pêche du matin au restaurant de l’hôtel. Les langoustes étaient à moins de 2€ le kilo !!

Un vrai festin, nous avons mangé de la langouste grillée au feu de bois presque tous les jours, du mérou, etc. !!

Nous avons pu approcher des lémuriens pour la première fois. Nous avions des bananes, ils sont venus manger dans nos mains, nous avons caressés les mamans et leurs petits, qu’ils sont gentils !!

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Plat traditionnel malgache : le romazav !

Restaurant le Melville, Diego Suarez

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Un baobab

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La baie de Sakalava

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Une maman lémurien et son bébé

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Les langoustes fraiches péchées le matin

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Le mérou cuit au feu de bois

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Notre bungalow à Royal Sakalava

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L’arbre le Flamboyant ! Magnifique

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Le pain de sucre

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Les 2 derniers jours à Diego

Ils nous reste 2 jours sur Diego avant de partir à Sambava. Nous sommes les 24 et 25 décembre. C’est au tour d’Yves d’avoir la gastro ! Nous avons réservé une nuit au grand hotel de Diego. Nous pensions profiter des festivités de Noel mais avec cette gastro soudaine, impossible de traverser la rue ou de visiter Diego. J’irai quand meme jusqu’a la pharmacie la plus proche à pied pour acheter une boite de médicaments. Il commence à faire nuit, je ne suis pas forcément rassurée seule dans le rue le soir mais l’hotel n’est pas loin…

Nous profiterons de la piscine de l’hôtel le lendemain matin, c’est un hôtel très agréable. A l’extérieur, il y a quelques mendiants, on leur donne de la nourriture, ils sont ravis. Nous passerons ces 2 derniers jours en famille.

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Le Grand Hotel, Diego Suarez

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7 jours à Sambava

Nous prenons l’avion direction Sambava, un cyclone est à La Réunion, nous aurons des vents un peu violents et ça a un peu bougé dans l’avion mais je m’attendais vraiment à pire ! 30 mn de trajet en avion était prévu, mais nous avons du faire escale à mi chemin à cause de la tempête.

Plusieurs personnes de la famille ont voulu faire Diego/Sambava en voiture (4×4), ils ont mis 43h pour faire 160 kms !! Ils ont eu la pluie, les énormes trous de la piste, les débuts d’inondations… Pas drole, surtout quand on voyage serrés et avec des enfants en bas âge…

Nous arrivons à l‘aéroport de Sambava, en réalité, c’est comme un grand hangar avec 2 salles, 1 tapis roulant et une buvette perdu au milieu de la campagne. Sambava est une ville/village très joli, très nature avec beaucoup de végétation. Nous dormirons chez la tante d’Yves (Mamabé) qui a une maison. De l’autre côté de la rue, il y a la maison d’une autre tante, qui, elle a eu une dizaine d’enfants, et presque tous sont là, ils sont au moins 30 dans la maison ! Je découvre qu’on fait la cuisine dans la cuisine extérieure pour éviter d’avoir des odeurs dedans. Mamabé a du personnel de maison, 4 personnes au total : 1 cuisinier, 1 chauffeur et 2 femmes de ménage. Ils sont vraiment très gentils. La tradition, c’est que tout le monde vit dehors, tout le monde parle de ce qui le préoccupe, les rapports sont assez simples et respectueux.

Ce qui me frappe quand l’on passe devant certaines maisons, c’est l’odeur de vanille qui s’y dégage ! Quelle senteur exquise ! Nous aurons la chance de pouvoir visiter une entreprise qui exporte la vanille, que c’était bon !

A Sambava, nous aurons l’occasion de faire un tour en pirogue avec l’oncle d’Yves.

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Le fruit Ampalbé

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Au terrain ou on faisait la pirogue, de nombreux enfants sont venus nous voir.

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Ils voulaient tous être pris en photos !

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Nous irons ensuite visiter le petit village de Moramby, le village natal de la mère d’Yves. Nous leur apportons savons, riz, cahiers, vêtements, sel et sucre et bien sur des bonbons pour les enfants. Nous avons eu la chance de vivre cette expérience unique !

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Pique nique au bord de la route

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Baignade dans la rivière ou il y a des crocodiles

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Nous avons également fait des fêtes chez les personnes de la famille, notament chez Alexis qui est producteur de vanille et de poivre. Dans la soirée, nous verrons une maison en feu en face de chez Alexis, mais aucun pompiers là-bas… Ce qui a sauvé cette maison, c’est l’orage qui a éclaté quelques minutes après… Incroyable !

Samabava, c’est également ces grandes plages bordant l’océan indien… On ne peut se baigner qu’à certains endroits et tout le monde se surveille pour ne pas être emporté par le courant. Grâce à la famille chinoise, nous découvrons des lieux insolites. Comme la famille est malgache/chinoise, le dialogue avec les malgaches est très facile !

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Chez Mamabé, et partout à Sambava, il n’y a pas d’eau avant 8h30 le matin. Le jour se lève très tot, et nous étions réveillé en moyenne à 6h. Pour prendre  la douche, la famille récupère l’eau la veille dans des seaux et on se douche avec les « capocs » qui sont des grandes tasses en plastiques.

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Cette photo merite explication : le soir l’eau est coupée à Sambava et on doit alors remplir des seaux pour se laver en attendant le retablissement de l’eau le lendemain matin. On se lave au « capoc », une bol en plastique pour puiser l’eau dans le seau.

C’est à Sambava que sont enterrés tous les ancêtres chinois. Nous partons donc au cimetière rendre visite aux ancêtres. Je découvre les rituels chinois lorsqu’on leur rend visite : on commence par aller rendre visite au plus ancien, au premier enterré. Pour accéder à la tombe, on doit bien souvent marcher sur d’autres tombes (il faut dire pardon à chaque fois qu’on marche sur une tombe), c’est très verdoyant, il y a des arbres centenaires, rien à voir avec nos cimetières français… Quand on arrive sur la tombe, il faut faire le Paï (pas sure de l’orthographe) c’est a dire, saluer 3 fois mains jointes la tombe, on met ensuite 3 bougies, 3 cigarettes et on verse un peu d’alcool. Ce fut une matinée riche en émotions. J’ai été surprise de voir que Ma Thon (le grand père d’Yves) est décédé un 19 novembre (mon jour de naissance).

Nous passerons le nouvel an au cercle chinois de Sambava ou se réunit la communauté chinoise mais également malgache.

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Nous passerons les quelques derniers jours avec la famille avant de repartir pour Tana.

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le titi, le plus petit lémurien au monde

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Tonton Weng qui coupe le cochon laqué

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Un bébé canard !

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La vanille qui sèche, ca sent délicieusement bon !

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Les litchis cueillit le matin

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L’arbre à piment oiseau chez Tonton Weng

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Les quelques crocodiles de Tonton Weng

De retour à Tana puis la France

Les 3 derniers jours à Tana auront été surtout détente et massages, il pleut tous les jours. Les malgaches massent comme jamais je n’ai ressenti ça en France !

J’ai compris énormément de choses en venant à Madagascar, j’ai compris l’importance de la famille et l’importance de construire sa propre famille ! J’ai également compris que la vie en France est très facile et que l’on ne devrait vraiment pas se plaindre… A Mada, dans certaines villes, on se croirait 300 ans en arrière, la vie est rude, très rude pour certains qui travaillent encore dans des conditions moyenâgeuses. Il n’y a pas d’hygiène, pas d’électricité publique, les rues sont totalement noires le soir, on ne voit pas grand chose. Beaucoup de gens vivent dehors à même la rue, les plus chanceux ont leur magasin pour dormir. Il n’y a pas ou peu de services de poubelles, pas ou peu de police (ou alors corrompue à laquelle il faut donner de l’argent si l’on veut passer, etc.), pas de pompiers, il y a tant à faire ici.

Les gens toussent beaucoup, moi-même j’ai beaucoup toussé les 10 derniers jours, sans doute à cause de la pollution. Bien que Sambava est un petit village, je sentais qu’il y avait un truc dans l’air irritant.

Les malgaches, quand ils voient un blanc (un vaza), voient l’argent, c’est un peu pénible quand on a juste envie d’être humain, mais je les comprends, c’est normal. Une grande qualité qu’ont les malgaches est leur sourire, leur façon de vivre simplement et de parler simplement de tout !

Côté paludisme, j’ai beaucoup eu de piqures de moustiques, mais rien côté palu. Je ne prenais pas tous les médicaments de prévention, mais j’avais un traitement curatif au cas ou… Un soir, Yves a été très malade 40 de fièvre, tremblements, vomissements violents…), j’ai pensé au palu, mais c’était une belle indigestion à une langouste pas fraiche… et surement aussi l’évacuation d’un passé émotionnel très chargé (car c’était à la suite de la visite au cimetière ou il a vu pour la 1ere fois la tombe de son frère décédé il y a une dizaine d’années).

Je suis ravie d’avoir découvert ce si beau pays, je regrette en revanche de ne pas avoir pu m’insérer un peu plus avec les malgaches, je pense qu’il faudra revenir avec une ONG. Nous avons constaté que le pays a encore du mal à se développer, peut être que cela changera avec le nouveau président ? Nous étions à Mada en pleine période électorale.

Je remercie toute la famille d’Yves pour leur accueil exceptionnel, leur gentillesse et leur disponibilité, en particulier, Nadia et Lucas qui ont été nos guides pendant une grande partie du séjour et avec lesquels nous avons pu découvrir tellement de belles choses.

Merci à tous du fond du coeur !

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4 Commentaires

  • Reply lerda frédéric 24 mars, 2014 at 17 h 11 min

    Bonjour,
    Je tiens à vous remercier pour votre très beau travail de votre carnet de voyage à madagascar ,au moment ou vous y etiez j’étais à la réunion durant le cyclone ,c’était terrible,je compte me rendre 14 jours à diégo ,niveau sécurité si je pars seule rejoindre une ami malgache,quel conseils me donner vous,mon passeport est prêt,les vaccins typhoide,et les cachets de malarone. merci encore de vos beau récits photos…

  • Reply Yves 28 juillet, 2014 at 10 h 24 min

    Quel beau voyage :-) magnifique carnet de voyage

    • Reply Une Toute Zen 28 juillet, 2014 at 10 h 26 min

      Merci ;-)

  • Reply Bernard 27 août, 2014 at 11 h 37 min

    Bravo et félicitations pour ce magnifique récit de voyage.
    Nous vous écrivons de Nosy Be et nous partons dans quelque jours à Sambava en voiture après avoir pris le bac.
    Vous nous avez donné envie de faire une visite de la région de la vanille, Sambava..

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